Aîné de six enfants, John Henry Newman naît à Londres en 1801. À l’adolescence il est fortement attiré par le protestantisme évangélique qui lui rend l’église catholique romaine intolérable ; mais il reste passionné par la quête de la vérité et il commence à envisager une vocation au célibat. Admis au Trinity College d’Oxford, il étudie intensément et fréquente le cercle très fermé des “Noetics”, qui le rapproche de l’église anglicane, au point qu’il est ordonné au sein de cette église.
Il continue d’étudier les Pères de l’Église et entreprend un long périple en Europe ; c’est là, d’une part il connaîtra Rome – “l’endroit le plus merveilleux de la terre” mais il continue de trouver la religion catholique « polythéiste, décadente et idolâtre » – et d’autre part qu’il tombera gravement malade, une expérience douloureuse qui lui fera découvrir “l’amour électif de Dieu”.
Petit à petit, au fil de ses études et de ses travaux sur les Pères de l’Église, il découvre la substance de la doctrine catholique et finira par publier anonymement, en 1843, une rétractation officielle des critiques qu'il a adressées à l'Église romaine. Deux ans plus tard il est reçu officiellement dans l’Église catholique ce qui, assure-t-il lui apporte la paix et la joie. Parti à Rome poursuivre ses études et se préparer à la prêtrise, qu’il recevra en 1847, il fonda le premier oratoire de saint Philippe Neri en Angleterre, et fut nommé Recteur de l'Université catholique de Dublin en 1851, charge qu'il exerça pendant trois ans. Après de nombreux déboires et de nombreuses incompréhensions, son attachement à la recherche de la vérité finit par être reconnue ; il fut créé Cardinal en 1879 et mourut en 1890 à l'oratoire de Edgbaston.
« Seigneur Jésus, inonde-moi de ton Esprit et de ta Vie. Prends possession de tout mon être pour que ma vie ne soit qu'un reflet de la tienne. Rayonne à travers moi, habite en moi, et tous ceux que je rencontrerai pourront sentir ta Présence auprès de moi. En me regardant, ils ne verront plus que toi seul, Seigneur ! Demeure en moi et alors je pourrai, comme toi, rayonner, au point d'être à mon tour une lumière pour les autres, lumière, Seigneur, qui émanera complètement de toi. C'est toi qui, à travers moi, illumineras les autres. Ainsi ma vie deviendra une louange à ta gloire, la louange que tu préfères, en te faisant rayonner sur ceux qui nous entourent. Par la plénitude éclatante de l'amour que te porte mon cœur. Amen. »
(Cardinal John Henry Newman)