Bienheureux Frédéric Ozanam

Il naît à Milan en 1813 ; ses parents s’installent ensuite à Lyon, où son père, médecin, est nommé à l’Hôtel-Dieu en 1815.
Après une crise de doute à l’âge de 15 ans, l’enseignement de l’abbé Noirot, son professeur de philosophie, « mit dans mes pensées l'ordre et la lumière, je crus désormais d'une foi rassurée, et, touché d'un bienfait si rare, je promis à Dieu de vouer mes jours au service de la vérité qui me donnait la paix » et il décide alors d’écrire un grand ouvrage intitulé "Démonstration de la vérité de la religion catholique".
Un jour, après un baccalauréat ès lettres, il entend cette critique : « Vous qui vous vantez d’être catholique, que faites-vous ? Où sont les œuvres qui démontrent votre foi et qui peuvent nous la faire respecter et admettre ? ». C’est alors qu’il entreprend de mettre sa foi en œuvre : « Allons aux pauvres », déclare-t-il à ses amis. La Conférence de Charité est née, qui deviendra plus tard la Conférence Saint-Vincent-de-Paul.
Convaincu qu'« il faut que, quelque part, une parole de croyant soit dite, qu'un enseignement religieux soit donné, à un niveau de compétence et de notoriété qui fasse pièce aux doctrines rationalistes que diffusent les maîtres des chaires officielles », il fut également à l’origine, avec quelques amis des Conférences de Carême à Notre-Dame de Paris.
Longtemps attiré par une vocation religieuse, il finira cependant par se marier.
Il meurt le 8 septembre 1853, après de nombreux problèmes de santé. Selon Saint Jean-Paul II, « on peut voir en Frédéric Ozanam un précurseur de la doctrine sociale de l'Église, que le pape Léon XII développera quelques années plus tard dans l'encyclique Rerum novarum. »
« Frédéric, ta route a été vraiment la route de la sainteté. Plus de cent ans ont passé, et voici le moment opportun pour redécouvrir ce chemin. Il faut que tous ces jeunes, presque de ton âge, qui sont rassemblés si nombreux à Paris, venant de tous les pays d'Europe et du monde, reconnaissent que cette route est aussi la leur. Il faut qu'ils comprennent que, s'ils veulent être des chrétiens authentiques, ils doivent prendre ce même chemin. Qu'ils ouvrent mieux les yeux de leur âme aux besoins si nombreux des hommes d'aujourd'hui. Qu'ils comprennent ces besoins comme des défis. Que le Christ les appelle, chacun par son nom, afin que chacun puisse dire: voilà ma route! »
(Saint Jean-Paul II, à l’occasion de la béatification de Frédéric Ozanam)