Né en 1880 près de Bourges, Élisabeth, dès ses 7 ans, confie son désir d’être religieuse. Malgré les oppositions de sa mère, elle finit par entrer au Carmel en 1901, ayant atteint sa majorité.
Marquée par la spiritualité du Carmel, qui accorde une grande place au silence et à la solitude, elle apprend à être « seule avec le Seul », mettant ainsi en pratique la phrase de Sainte Thérèse d’Avila : « il faut Me chercher en toi ».
Son nom, « Elisabeth », qui signifie « maison de Dieu », contribue à la construction d’une spiritualité de l’inhabitation de la Trinité. Elle écrit avant sa mort : « C'est ce qui a fait de ma vie, je vous le confie, un ciel anticipé : Croire qu'un Être, qui s'appelle l'Amour, habite en nous à tout instant du jour et de la nuit et qu'Il nous demande de vivre en Société avec Lui ».
Malade, elle mourra à 26 ans. Elle confie à son amie avant sa mort : « Oh ! comme tout ce qui n'a pas été fait pour Dieu et avec Dieu est vide. Je vous en prie, marquez tout du sceau de l'amour. Il n'y a que cela qui demeure. »
« Ô mon Dieu, Trinité que j’adore, aidez-moi à m’oublier entièrement pour m’établir en vous, immobile et paisible, comme si déjà mon âme était dans l’éternité… Ô mes Trois, mon Tout, ma Béatitude, Solitude infinie, Immensité où je me perds, je me livre à vous comme une proie… » (Bienheureuse Elisabeth de la Trinité)