Récemment béatifiés ou canonisés

Bienheureux Jean-Baptiste Fouque

Bienheureux Jean-Baptiste Fouque

Jean-Baptiste Fouque naît à Marseille le 12 septembre 1851. Formé à l'école du Serviteur de Dieu Joseph-Marie Timon-David, il incarne, à la suite de son maître spirituel e de Jean-Joseph Allemand, le grand mouvement du catholicisme social. Ordonné prêtre, le 10 juin 1876, il demeure vicaire paroissial durant toute sa vie, à Auriol puis à La Major ; il arrive à la paroisse de la Sainte Trinité, le 15 avril 1888, et y demeure 38 ans, jusqu'à sa mort survenue le 5 décembre 1926.

Le 6 avril 1888, il inaugure une Maison d'accueil pour jeunes filles, La Sainte Famille, confiée plus tard aux religieuses de la Présentation de Tours. Le 3 octobre 1892, après une messe à Notre-Dame de la Garde, il crée, rue Villa Paradis, le premier berceau de L'Enfance délaissée. En 1901, il constitue le Comité des Dames Patronnesses de la Maison d'accueil, Les Amies du Foyer. En 1903, il crée un Restaurant féminin et une Maison d'accueil pour les domestiques et employées sans famille à Marseille. La même année il rouvre l'ancien Pensionnat des Dames de la Doctrine Chrétienne, et en 1905, il crée L'œuvre de la Salette pour les personnes âgées. En 1913, il établit L'œuvre de l'Enfance coupable à Saint-Tronc.

Pendant la première guerre mondiale, il ouvrit les portes du Prado aux blessés et, en 1917, les Américains réquisitionnèrent l'ensemble des locaux pour y installer un Hôpital destiné à leurs troupes. À la fin de la guerre, bien que sans moyens financiers, l'abbé s'engagea à reprendre tout le matériel laissé sur place et fit appel à des médecins bénévoles pour assurer les soins et aux industriels et commerçants de la ville.

En 1919, dans le contexte difficile de l'après-guerre, l'abbé Jean-Baptiste Fouque il décide de créer à Marseille un grand hôpital catholique gratuit pour les nécessiteux. L'absence de tout système de protection sociale conférait un caractère d'urgence à ce projet auquel un groupe de familles marseillaises se rallia avec générosité. Il transforme un ancien couvent édifié en 1850 par la Congrégation des Sœurs de l'Adoration Perpétuelle du Saint Sacrement.

Le 20 mars 1921, dans ces mêmes locaux, il inaugure l’hôpital Saint-Joseph, pris en charge par les Sœurs de la Présentation de Tours, puis par la Fondation Hôpital Saint Joseph. Il ouvre également le Château Saint-Ange à Montfavet (Vaucluse) pour L'Enfance anormale.

Le 5 décembre 1926, l'abbé Fouque meurt à Saint Joseph, son Hôpital, salué par le peuple comme le « Saint Vincent de Paul marseillais », épuisé par une vie tout entière donnée à Dieu et aux plus pauvres.

Le 18 décembre 2017, le pape reconnaît l'authenticité d'un miracle qui aurait été obtenu par l'intercession de l'abbé Fouque. Il a été béatifié à la Cathédrale La Major à Marseille le 30, septembre.