Óscar Romero est né le 15 août 1917, second d'une famille nombreuse de sept enfants dont le père est postier, il entre au séminaire contre l'avis de son père. Il est ordonné prêtre le 4 avril 1942 et Paul VI le nomme évêque en 1970. Devenu archevêque de San Salvador en 1977, il meurt assassiné le 24 mars 1980 pour avoir été le défenseur des droits de l'homme et particulièrement des paysans de son diocèse. La veille à l'occasion d'un sermon il avait lancé un appel aux soldats face aux exactions de l'armée : « Un soldat n'est pas obligé d'obéir à un ordre qui va contre la loi de Dieu. (…), je vous prie, je vous supplie, je vous l'ordonne, au nom de Dieu : Arrêtez la répression ! »
Le lendemain, au cours d’une homélie, un coup de fusil l’atteint en pleine .
Le jour de sa béatification le Pape François écrit : « Mgr Romero nous invite au bon sens et à la réflexion, au respect pour la vie et à la concorde. Il est nécessaire de renoncer à la “violence de l’épée, à celle de la haine” et de vivre “la violence de l’amour, celle qui cloua le Christ à une croix, celle que chacun de nous se fait à soi-même pour vaincre ses propres égoïsmes et afin qu’il n’y ait pas d’inégalités si cruelles entre nous”. Il a su voir et a expérimenté dans sa chair “l’égoïsme qui se cache dans ceux qui ne veulent pas céder ce qui leur appartient pour le donner aux autres”. Et, avec un cœur de père, il s’est préoccupé des “majorités pauvres”, demandant aux puissants de transformer “les armes en faux pour le travail”. Que ceux dont Mgr Romero est l’ami dans la foi, que ceux qui l’invoquent comme protecteur et intercesseur, que ceux qui admirent sa figure, trouvent en lui la force et le courage de construire le Royaume de Dieu et de s’engager en vue d’un ordre social plus équitable et plus digne. »